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PATRIMOINE

VUE SUR LE VILLAGE

La Garde Adhémar

Difficile de ne pas résister au charme discret de La Garde Adhémar, un village perché, dominant la Vallée du Rhône. Un remarquable belvédère. Un lieu idéal pour découvrir d'un seul regard toute la partie Ouest du Tricastin : au pied de la colline, la plaine de Pierrelatte traversée par l'ancienne voie romaine, le canal de Donzère-Mondragon, l'autoroute du soleil, la nouvelle ligne du TGV, offre avec ses terres bien irriguées, ses cultures variées, l'aspect d'un gigantesque damier aux couleurs variées et changeantes suivant les saisons. Plus loin les agglomérations de Pierrelatte, St Paul Trois Châteaux, Donzère et au delà du Rhône qu'on devine au pied des montagnes du Vivarais, Bourg-St-Andéol. Enfin à proximité l'imposant complexe nucléaire.

PHOTO : Alexandre BUFFARD


LA GRANDE CROIX

La Grande Croix

La grande Croix élevée en 1780 sur un soubassement romain, majestueuse et rutilante au soleil, marque l'entrée dans le village et invite à découvrir les ruelles étroites, les voûtes, les courettes, l'habitat souvent modeste du petit peuple de jadis, bâti de calcaire local.

PHOTO : Alexandre BUFFARD


L'EGLISE ROMANE SAINT MICHEL

saint-michel

L'église, l'une des plus belles de la région, un joyau de l'art roman de la seconde moitié du XIIème siècle. Perfection de l'appareil, harmonie des formes, équilibre des volumes, élégance, légéreté de l'ensemble, sobriété, discrétion dans la décoration sont les caractéres essentiels de cette petite merveille.

A remarquer, parce que très rare en France, la présence d'une abside occidentale et à l'intérieur la grande élévation de la nef, par rapport à sa largeur très modeste, qui sonne à l'édifice une impression d'élan irrésistible.

Grâce à l'appui de Prosper Mérimée, inspecteur des Monuments Historiques, l'église a été restaurée en 1849-1850. Le deuxième étage et la pyramide du clocher ont été élevés à cette époque.

PHOTO : Alexandre BUFFARD

HISTORIQUE DE EGLISE SAINT MICHEL

       Le bourg de La Garde-Adhémar a conservé sa structure médiévale, enserrée dans des remparts en bordure d'un éperon rocheux dominant la plaine de Pierrelatte.  Cette plaine a été colonisée à l'époque romaine par les vétérans des légions romaines (Ier siècle). Les recherches archéologiques récentes ont révélé de nombreuses traces d'occupation humaine, en partie liée à une activité viticole. La via Agrippa passait au pied de La Garde. Des traces d'habitat gallo-romain sont repérées dans les collines. Le site du Val des Nymphes, à 2 km du village perché actuel, témoigne d'un culte aux divinités des eaux et aux déesses mères. Un petit autel, dédié aux déesses nymphes, retrouvé à proximité, a été déposé à l'entrée de l'église Saint-Michel.

ancien lga

plan       Au XIXe siècle, les fermes, rapprochées des terres agricoles, se multiplient dans la plaine et les collines. L'exode rural accélère le déclin du bourg perché qui tombe en partie en ruine. En un siècle, la commune passe de 1260 habitants en 1860 à 504 en 1954. Depuis, le développement des activités nucléaires en Tricastin a attiré une population nouvelle entraînant une réhabilitation de l'habitat ancien et le développement de nouveaux lotissements. La population est aujourd'hui stabilisée : 1077 habitants en 1982, 1075 en 1999.

       La vie du village est, pendant des siècles, rythmée par les activités agricoles et artisanales. Au XVIe siècle, Antoine Escalin dit le Poulin, ambassadeur, général en chef des galères royales, seigneur du lieu, fit édifier un magnifique château Renaissance démantelé après 1810.

1 : 1ère enceinte mévale
2 : seconde enceinte (12e au 13e s.)
3 : vestiges d’une muraille protégeant le village et les jardins

eglise

       Les derniers repérages archéologiques et historiques ont montré, prés de la source permanente du Val des Nymphes, la présence d'un important habitat médiéval (Ve-XIIe siècles) et de quatre églises. Seule demeure, aujourd'hui, l'église priorale édifiée au XIIe siècle par les moines de l'abbaye de Tournus en Bourgogne (première mention en 1059). Il s'agirait là du site primitif du village. A partir de la fin du XIIe siècle, ce lieu est progressivement délaissé par ses habitants au profit de l'habitat protégé du bourg castral de La Garde-Adhémar dont les seigneurs appartinrent longtemps à la famille des Adhémar. Au XIIe siècle, l'église Saint-Michel, dépendante elle aussi de l'abbaye de Tournus, est édifiée dans un élégant style romano-provençal.


JARDIN BOTANIQUE

Jardin Botanique

A l'aplomb de l'Eglise, dans un site remarquable, un jardin où sont cultivées, inventoriées, étiquetées plusieurs centaines d'espèces de plantes aromatiques et médicinales ; on y accède par un escalier rustique, partant de la table d'orientation.

3.000 m² en terrasses sur lesquels s'épanouissent les 200 espèces du jardin botanique. L'espace est organisé en deux parties distinctes : le jardin des plantes médicinales au premier niveau. Disposées en carrés, les plantes sont classées par thème selon les usages : voies respiratoire, système digestif, système nerveux...

Un peu plus loin, en contre bas, place au jardin des plantes de collection... Un mûrier blanc en marque l'entrée : sauges, lavandes, géraniums et autres plantes aromatiques sont ainsi disposées au gré des parterres délimités par des bordures de buis...

L'agencement des terrasses, les parfums qui se dégagent, les couleurs qui se succèdent et s'harmonisent entre elles,... tout se fond dans le paysage, ouvrant sur un superbe panorama... Sur rendez-vous, on pourra suivre une visite guidée et commentée...
Renseignements : +33 (0)4 75 04 40 10

PHOTO : Eugénie Carpentier


REMPART EXTERIEUR DU VILLAGE

Rempart

Le voyageur du XIIIe siècle qui empruntait à pied ou à cheval le "Chemin Ferré", pour se diriger vers Lyon ou Marseille, avait son regard irrésistiblement attiré par le site puissamment fortifié de la colline de la Garde. Celui-ci protégé du côté Ouest par une ou même deux lignes de défense, était ceinturé par de hautes murailles que dominaient plusieurs demeures-tours aristocratiques dont celle des Adhémar. Le village, par contre, bien à l'abri derrière les épais remparts se devinait à peine.

PHOTO : ...


LA PORTE D'AMONT OU PORTE NORD

La Porte d'Amont

Du Moyen-Age jusqu'au XIXe siècle, on pénétrait dans le village par deux portes principales. La première, au Nord, était la porte d'Amont ; la seconde, au Sud-Est, à cause de la proximité du seul point d'eau situé à l'extérieur des remparts où s'est approvisionné le village jusqu'en 1855, s'appelait la porte de la Fontaine.

Lorsque le village s'agrandit et déborda au Sud des remparts, fut aménagée une petite porte, la Pousterle, flanquée d'une tour de garde, pour assurer la communication avec la Bourgade.

PHOTO : Alexandre BUFFARD


LA CHAPELLE DES PENITENTS

La Chapelle des Pénitents

La Chapelle des Pénitents : à l'origine deux maisons romanes ayant conservé à l' Ouest leurs fenêtres romanes géminées, avant d'être transformées et de devenir en 1629 lieu de culte et de réunion pour les membres de la Confrérie des Pénitents Blancs. Une fresque, peinte sur le mur du fond, peut-être à la fin du XVIIIe siècle, représentant deux pénitents agenouillés, revêtus de leur cagoule, rappelle la destination de l'édifice. Les membres de cette confrérie, laïcs mariés ou célibataires, paysans, artisans ou notables, étaient des habitants du village. Récemment restaurée, cette chapelle est aujourd'hui lieu d'animation où sont présentés expositions et spectacle audio-visuel.

PHOTO : Alexandre BUFFARD


LA CHAPELLE DU VAL DES NYMPHES

Val des nymphes

A 2 km, le Val des Nymphes, îlot de fraîcheur, imprégné de mystère, n'a jamais cessé de fasciner. Déjà aux temps anciens, on venait invoquer les Nymphes, célébrer le culte de la fécondité et de la prospérité. La chapelle actuelle, seul vestige subsistant d'un important habitat et des 4 églises élevées en ce lieu, aurait été édifiée au milieu du XIIe siècle. De petites dimensions, 18 mètres sur 8, sa construction fut très influencée par les modèles antiques. L'abside présente une décoration exceptionnelle de deux étages d'arcatures. La façade occidentale, d'une disposition unique est composée à l'étage inférieur d'un petit appareil très dépouillé encadrant le porche et ses voussures tandis que l'étage supérieur, entièrement en pierre de taille, porte un décor antiquisant de trois arcatures entourant un oculus central. Des arcs-boutants furent rajoutés de chaque côté de la façade à une époque postérieure. Tombée en ruine au XIXe siècle, sa restauration en 1991 permet la tenue de concerts en été.

PHOTO : Alexandre BUFFARD


RUELLES DU VILLAGE

Ruelle

Le village lui-même est extrêmement attachant pour qui prend la peine de le parcourir tranquillement, d'en faire le tour, en promeneur qui se donne le temps de vivre. Il se livre volontiers au passant, qui, attentif, l'oeil grand ouvert, flâne le long de ses ruelles étroites, s'aventure dans une impasse, glisse un regard furtif dans une cour intérieure, s'arrête pour observer l'ordonnance d'une façade ou fixer un détail d'architecture. La vie d'autrefois, telle qu'elle s'est déroulée ici, année après année, pendant des siècles est perceptible à chaque pas au travers de cet habitat modeste.

PHOTO : Alexandre BUFFARD

 
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